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LE STRESS

La première fonction du cerveau humain n’est pas de remplir un formulaire d’impôts, mais bien de détecter le danger pour que le corps, aiguillonné par une poussée d’adrénaline et de cortisol (les deux principales hormones de stress), puisse réagir efficacement. Le hic, c’est que le cerveau humain ne distingue guère entre le danger suprême qui guettait l’homme préhistorique face à un mammouth qu’il devait abattre pour se nourrir, et la menace que représente pour une personne l’évaluation annuelle que doit lui remettre un patron plus ou moins sympathique. Mammouth ou patron antipathique, pour le cerveau, c’est la même chose : il s’assure que le corps réagit efficacement à la menace.

SONIA LUPIEN Ph.D.



Il faut différencier le facteur de stress (le STRESSEUR) du processus qui en découle (le stress)

Le stresseur peut être défini comme un évènement ou une situation dont nous n’avons pas ou peu de Contrôle, Imprévisible, Nouvelle, qui menace notre Ego (C.I.N.E.) ou notre vie.

Nous allons chercher à nous adapter à ce stresseur et rechercher un nouvel équilibre par l’intermédiaire de processus psycho-biologiques.

La perception du facteur de stress est SUBJECTIVE, la réponse sera donc variable d’un individu à l’autre en fonction du patrimoine génétique, de l’histoire personnelle et des ressources disponibles pour l’affronter.

Il existe 2 types de stress, aigu ou chronique, qui vont avoir des conséquences bien différentes.

LE STRESS AIGU :

Au regard de l’évolution, le stress est positif. Il nous a permis de SURVIVRE et de nous ADAPTER en aidant le cerveau à détecter les menaces de l’environnement, nous donner les ressources physiques et psychologiques pour fuir ou y faire face.


Alors comment ça fonctionne ?

Tout d’abord, la perception consciente ou INCONSCIENTE du stresseur va activer une partie du cerveau que l’on appelle L’AMYGDALE. Cette Amygdale fait partie du cerveau limbique, le cerveau EMOTIONNEL. Elle va informer le CORTEX PREFRONTAL qui va analyser la situation et L’HIPPOCAMPE qui va la comparer à nos expériences vécues (même celles inconscientes ou que nous avons oublié !) avec pour conséquence l’éveil émotionnel, l’augmentation de la vigilance, le traitement des informations et LA PRISE DE DECISION.

Il faut ensuite mettre cette décision en action.

Pour cela il va y avoir libération par les glandes surrénales d’hormones du stress que sont l’Adrénaline, la Noradrénaline via le système nerveux ORTHOSYMPATHIQUE et le Cortisol via  l’HYPOTHALAMUS et l’HYPOPHYSE (2 glandes du cerveau).

Elles vont entrainer une augmentation du tonus vasculaire, de la pression artérielle, de la fréquence cardiaque et respiratoire afin d’apporter aux muscles et au cerveau l’énergie nécessaire pour agir.

Ces hormones vont aussi augmenter de façon transitoire l’immunité et inhiber les fonctions énergétivores comme la digestion, la croissance et la reproduction.

Mais pour que ce stress aigu soit positif, il doit être suivi d’une période de repos et de récupération, et les effets doivent être limités dans le temps.


Quand le stresseur est terminé, les hormones vont agir sur le cerveau pour arrêter les réponses du stress. C’est ce qu’on appelle un RETRO CONTROLE NEGATIF. Le corps va retrouver un équilibre et stocker les informations dans la mémoire pour une future exposition au stresseur.


Pour résumer, il y a donc 2 vagues de réponses hormonales :


La première pour la VIGILANCE, L’ANALYSE et LA PRISE DE DECISION (Adrénaline, Noradrénaline, Sérotonine et Dopamine) qui agissent très vite (quelques secondes à quelques minutes devant le stresseur) et cessent tout aussi rapidement quand le stresseur est terminé.


La deuxième est une phase d’ADAPTATION et d’INTEGRATION (cortisol) qui arrive environ une heure après et peut durer plusieurs heures. Elles pénètrent dans les cellules jusqu’au noyau et MODIFIENT L’EXPRESSION DES GENES ET DONC DES FONCTIONS CELLULAIRES.


Au sortir de cette expérience, nous serons plus fort et mieux adaptés à recevoir un futur stresseur.



LE STRESS CHRONIQUE :


Aujourd’hui, nous sommes rarement soumis à des stresseurs qui menacent notre vie, mais nous sommes exposés de manière prolongée et répétée à des contraintes sociales, affectives et/ou professionnelles (C.I.N.E.).

Et pour notre cerveau, c’est pareil !


Au niveau physiologique, c’est le même fonctionnement que pour le stress aigu, à ceci près que nous sécrétons des hormones du stress en permanence et nous n’avons peu ou plus de phase de repos et de retour à l’équilibre.


Cela nous affaibli peu à peu pouvant même aller jusqu’à l’épuisement de l’organisme.


Nous n’arrivons plus à nous adapter et pour combler cette fatigue et ces faibles ressources énergétiques nous allons adopter un mode de vie délétère qui va consister à manger plus gras ou sucré, faire moins d’exercice, consommer en excès de l’alcool, de la caféine ou encore des drogues et des médicaments.


Ce stress ne s’arrêtant que rarement, il n’y a plus de rétrocontrôle, nous n’avons pas le temps de récupérer et de retrouver un équilibre et vont apparaitre des symptômes biologiques et psychologiques pouvant devenir pathologiques comme par exemple :

​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

  • Syndrome de fatigue chronique

  • Fibromyalgie

  • Burn Out

  • Syndrome de stress Post traumatique

  • Inflammation

  • Troubles musculo-squelettiques

  • Pathologies auto-immunes

  • Immuno- déficience

  • Douleurs chroniques

  • Ostéoporose

  • Diabète de type 2 (résistance à l’insuline et augmentation de la glycémie)

  • Prise de poids (réserves énergétiques)

  • Troubles cardio-vasculaires

  • Asthme

  • Allergies

  • Anxiété

  • Etats dépressifs

  • Altération de la mémoire

  • Troubles de l’attention

  • Agressivité

 
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